Éditeur : P U DU SEPTENTRION
Date de parution : 10/09/09
Connaître la vie des Morins, ce peuple gaulois qui vivait autour de Boulogne et Thérouanne, c'est un souhait que partagent des amoureux de l'Antiquité, et surtout s'ils habitent cette région Ouest du Pas-de-Calais d'aujourd'hui. Qu'en savent-ils déjà ? Un peu par l'archéologie, ou encore par les inscriptions et les monnaies. Très peu par les textes, car César et les autres Romains n'ont voulu considérer cette cité gauloise que comme une base de départ vers la Grande-Bretagne. Nous proposons ici une autre méthode : la toponymie, l'étude des noms de lieux et de cours d'eau gaulois. C'est une recherche difficile, car la langue gauloise est mal connue, et les pièges de l'étymologie guettent le chercheur. Ajoutons une autre difficulté : les populations germaniques au cours des invasions ont apporté des mots nouveaux. Rappelons-nous pourtant que Dauzat, naguère, fit l'histoire de la Beauce et de l'Auvergne à l'époque gauloise et gallo-romaine par cette méthode. Il faut tenter cette aventure, même si parfois l'on ne peut dépasser l'hypothèse. Que trouvons-nous donc ? Des localités dont les noms paraissent montrer une création gauloise. La plus importante est bien entendu Boulogne avec ses deux noms correspondant à deux agglomérations juxtaposées. On doit s'intéresser aussi à Thérouanne, promue capitale au temps des Romains, si elle ne l'était déjà. L'étude des noms de ports montre la vocation maritime d'un peuple qui portait le nom de la mer dans sa désignation celtique. Les cours d'eau sont très utiles à considérer, car, selon l'usage gaulois, ils délimitent des frontières, et certains portent des désignations sacrées. La religion gauloise s'en trouve ainsi dévoilée. Espérons avoir montré quelques connaissances nouvelles, qui permettront au lecteur de replonger des noms familiers dans un lointain passé, et de faire revivre les Morins.
Éditeur : LES BEAUX JOURS
Date de parution : 17/06/08
Nombre de pages : 206
Les Lyonnais ont leurs bouchons, les Parisiens leurs bistrots, les Bretons leurs « Café de la Marine » et les gens du Nord... leurs estaminets. Au coeur du Westhoek, délimité en France par la mer du Nord, la Lys et l'Aa et, côté belge, par l'Yser, ces lieux de vie et de gourmandise se sont maintenus et épanouis au fil des années. Qu'il soit revisité par une certaine modernité comme à Lille, ou resté totalement dans son jus au coeur de petits villages de campagne, un estaminet, c'est souvent comme à la maison, en mieux. En mieux, parce qu'on peut y écouter de la musique, y jouer au billard Nicolas avec les copains, y manger des spécialités du Nord préparées par une patronne maternelle. Ce guide illustré par plus de 250 photos est avant tout un superbe carnet de route, un vrai récit d'exploration, le témoignage sensible d'un art de vivre fragile et humaniste. À travers une cinquantaine d'estaminets singuliers, toujours animés par la passion sans faille de patrons hauts en couleurs, c'est une certaine idée du bonheur en Flandre qui se dégage, à découvrir d'urgence.
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westhoekpedia - Septembre 2008.