Ignace Plichon (1814-1888)

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Le saint-simonien
Ignace Plichon est né à Bailleul en 1814. Son père était un fabricant de savon. Après des études secondaires au collège des jésuites de Saint Acheul, il suivit des études à la faculté de droit de Paris. C’est dans cette ville qu’il se passionna pour les idées saint-simonistes, devenant un fidèle adepte du panthéisme enfantinien sans toutefois verser dans le mysticisme. Le père Enfantin l’appelait son « cher manchot » (Ignace Plichon avait en effet perdu un bras à la suite d’un accident de chasse.) Revenu à Bailleul à la fin de ses études, il convertit son frère aîné qui à son tour fit tous ses efforts pour répandre autour de lui la nouvelle religion, au scandale du clergé de Bailleul.
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Bailleul dans la Grande Guerre (1914-1918)

A la veille du premier conflit mondial, Bailleul est une paisible cité de 13.000 habitants entourée d’houblonnières et de grasses prairies. Les vieilles familles terriennes de la région y demeurent en son centre. L’industrie drapière et de dentelles occupe une grande partie de la population ouvrière vivant dans des courées insalubres à la périphérie de la ville.

Quatre ans plus tard, au sortir de la guerre, la ville aura été détruite à 98% et sa population réduite à 6.000 âmes.
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Histoire des Juifs en Flandre française

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Nous ne savons peu de choses sur la présence des Juifs dans le Westhoek avant la Révolution. Georges Callois indique que « quelques familles israélites vinrent se fixer à Dunkerque sous le règne de Louis XV » sans citer de sources. les comptes de la ville de Dunkerque révèlent la présence de jeunes juifs qui se convertissent en 1734 et 1739 et d’un juif de Londres empruntant une somme à l’un de ses coreligionnaires, marchand à Dunkerque. On peut penser que des Juifs, principalement des colporteurs originaires majoritairement d’Alsace et de Lorraine, circulaient à travers le plat pays sans toutefois s’y fixer. Un mémoire rédigé en 1782 à Saint Omer fait état d’un juif venant de Metz et se dirigeant vers Dunkerque. Le cahier de doléances de Caestre demandait « que dorénavant soit défendu aux Juifs de courir (les campagnes) et vendre partout d’étoffes. »
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