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Bailleul dans la Grande Guerre (1914-1918)

A la veille du premier conflit mondial, Bailleul est une paisible cité de 13.000 habitants entourée d’houblonnières et de grasses prairies. Les vieilles familles terriennes de la région y demeurent en son centre. L’industrie drapière et de dentelles occupe une grande partie de la population ouvrière vivant dans des courées insalubres à la périphérie de la ville.

Quatre ans plus tard, au sortir de la guerre, la ville aura été détruite à 98% et sa population réduite à 6.000 âmes.

L’entrée en guerre

Le 3 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Après s’être recueillis dans l’église Saint Amand, les premiers mobilisés descendent sans grand enthousiasme l’avenue de la gare pavoisée aux couleurs nationales. Femmes et vieillards retournent aux travaux de la terre brusquement interrompus, à la moisson inachevée. La garde civile prend ses fonctions ; Formée de 20 hommes, elle a mission de veiller jour et nuit sur la cité. La municipalité dirigée par Frédéric Moeneclay prend des mesures d’urgence ; Une subvention de 8.000 francs est versée au bureau de bienfaisance pour subvenir aux besoins les plus urgents de la classe ouvrière. On décide de l’émission d’un emprunt de 50.000 francs ainsi que le versement de 0.75 francs par jour et par tête aux familles des mobilisés. On installe dans les locaux du collège un hôpital.

Car déjà, la guerre approche. En un mois, les troupes allemandes se ruent sur la Belgique prenant Liège, Namur, Mons et Charleroi. Les généraux français qui attendaient l’ennemi en Lorraine doivent dépêcher des troupes pour contenir l’avance allemande. Le 20 août le bataillon du 11e territorial ainsi qu’un escadron de cuirassiers arrivent à Bailleul pour se diriger vers la Belgique. Ils croisent une cohue de fantassins belges, débris de régiments divers qui ira reprendre son souffle à Aire sur la Lys.

Aux échos de la formidable avancée allemande des Vosges à la Somme, un début de panique se produit. Les territoriaux et les cuirassiers repassent la frontière en sens inverse. Les autorités préfectorales quittent précipitamment Lille pour Dunkerque, l’Etat Major se replie sur Amiens. On annonce la présence des premiers uhlans à Valenciennes, Tourcoing et Lille. Le 28 août, Bailleul accueille les mobilisables évacués de Lille, Roubaix et Tourcoing. Le 2 septembre, les premiers renforts britanniques arrivent, tandis que dans le ciel de Bailleul apparaissent les avions d’observation allemands.

La bataille de la Marne met un terme à l’avancée allemande et oblige Guillaume II à revoir ses plans. Ce sera la « course à la mer » dans le but de prendre possession des ports français et de couper les communications entre la France et l’Angleterre. Bailleul est fatalement sur cette route. Dès les premiers jours d’octobre, sont signalés aux environs de Lille une cinquantaine de régiments allemands. Arras est menacée, Lens est prise. Sur le front de la Lys d’Armentières à Merville, les troupes françaises composées principalement de territoriaux font face à 8 divisions de cavalerie allemande appuyées de forts soutiens d’infanterie.

Une première occupation

Le 8 octobre dans l’après-midi, Bailleul est envahie par 48.000 soldats et officiers. L’ennemi exige des otages. Le maire Frédéric Moeneclay1, Achille Dewynter, son adjoint, Albert Cortyl et Paul Perrier, conseillers municipaux, donnent leur vie en gage pour éviter tout geste d’hostilité des habitants. D’autres hommes viendront les rejoindre dont le chanoine Coubronne, archiprêtre de Saint Waast. En ville, les soldats se livrent durant toute la nuit au pillage et aux pires violences envers les biens et les personnes. Le lendemain, tandis qu’une partie de la troupe part à l’assaut du Mont des Cats et du Mont Noir, Bailleul reste occupée militairement. Le maire et ses adjoints sont relâchés pour constituer une rançon de 90.000 francs. Les réserves d’avoine, de paille et de foin, ainsi que le bétail sont réquisitionnés. La nuit ramène les soldats des monts de Flandre qui de nouveau se livrent aux pires exactions. Le dimanche 10 octobre, 40.000 nouveaux soldats du XXVIIe corps d’armée se déversent dans les rues et les habitations de la ville. Le quartier général allemand se fixe à l’hôtel du faucon. Un poste d’observation s’installe dans la tourelle de l’église Saint Amand. Les otages sont de nouveau convoqués à l’hôtel de ville et des civils sont réquisitionnés pour construire des cercueils et ensevelir les soldats allemands décédés à l’hôpital du collège communal.

L’armée française tente de contenir la poussée allemande. La 5e division du corps Mitry stationnait dans la région d’Estaires rejointe par la 7e, la 4e vers Merville, la 6e division renforcée du 60e bataillon de chasseurs vers Hazebrouck. La 173e brigade avait débarqué à Saint Omer, la 174e brigade à Cassel. Les 87e et 89e divisions territoriales de Bretagne quittèrent Bergues et Saint Omer pour se porter devant Ypres. A l’aube du 11 octobre, les Allemands tiennent la ligne Merris, Vierhouck, Neuf Berquin et les abords d’Estaires. Ils semblent pris dans une souricière. La pression s’accentue avec l’arrivée des premières troupes du 1er corps britannique au nord-est d’Hazebrouck. Le 12 octobre, le Mont des Cats est repris. Maximilien de Hesse, neveu du Kaiser Guillaume II et frère de l’impératrice de Russie, y trouva la mort. Berthen, au nord, et Merris, à l’ouest, sont libérés le même jour. Bailleul est encerclé. Un avion survole la ville et lance deux bombes. L’ennemi, si arrogant quelques jours plus tôt souffre. Les hôpitaux de l’hospice civil et du collège regorgent de blessés. Plusieurs maisons sont réquisitionnées pour hospitaliser des malades. Le 13 octobre le 3e corps d’armée britannique sous les ordres du Général Pulteney lance une offensive aidée par celle menée parallèlement par la 10e armée française au nord de la Lys. Méteren, Saint Jans Cappel, le Mont Noir et le Mont Kemmel sont repris. Le 15 octobre, à neuf heures, les Anglais font leur entrée dans Bailleul et découvre une ville meurtrie. L’ennemi est repoussé au-delà d’Ypres et d’Armentières. Le front de l’Yser se trouve constitué.

Sur la ligne du front

Désormais, Bailleul se trouve aux avants postes de la zone des combats qui ont lieu devant Ypres. Le général Erich Von Falkenhayn, chef d’état-major général, a progressivement renforcé les IVe et VIe armées allemandes autour de la ville d’Ypres, tenue par les britanniques, afin de pouvoir gagner les ports de Calais et Boulogne. Sur place, les allemands jouissent d’une supériorité numérique de 6 contre 1 et disposent davantage d’artillerie moyenne et lourde. Les offensives commencent bien, et malgré l’envoi de réserves françaises et britannique dans le secteur, les unités allemandes sont sur le point de percer la ligne au sud-est d’Ypres le 31 octobre. La résistance acharnée des français et des britanniques permet d’endiguer leur progression. Au début de novembre, les allemands renouvellent leur tentative de percée du front. Ils progressent et s’emparent de Dixmude, au nord d’Ypres, le 11 novembre. Cependant, les britanniques, qui essuient le plus fort de l’attaque, refoulent les principaux assauts allemands le même jour. Malgré plusieurs charges allemandes les jours suivants, les combats diminuent. Le 12 novembre, les premières neiges annoncent la fin de la campagne. La première bataille d’Ypres est un succès pour les français et les britanniques, mais son coût est terrible. Les deux camps s’affairent maintenant à creuser des tranchées qui courront bientôt de la mer du Nord à la frontière Suisse.

Pendant les trois années qui vont suivre, Bailleul vivra au rythme très animé d’une ville de front.

C’est tout d’abord, un flux important de réfugiés (env. 2.700 personnes) venant d’Armentières, Nieppe, Ypres et des communes limitrophes que viendront chercher asile dans la cité. Si bon nombre de ces réfugiés disposent de ressources pour vivre ou trouveront du travail en ville ou à la campagne, une partie restera à la charge de la commune et devant le manque de logement et les difficultés de les ravitailler, on procédera à leur évacuation vers la Normandie.

Ensuite, depuis l’arrivée des Etats Majors britanniques, Bailleul est devenu un véritable camp militaire. L’hôtel de ville est envahi par les officiers de l’Etat Major et une armée de télégraphistes. Les halles marchandes au rez-de-chaussée sont transformées en garage. Les officiers logent dans les plus belles demeures. Les établissements scolaires sont affectés au casernement des troupes ou servent de pharmacie comme l’école communale place de la fontaine. La Maison de Santé est affectée aux services de médecine et de chirurgie. Sur la Grand’Place face à l’hôtel de ville ont lieu les prises d’armes, les remises de décorations et les revues des troupes britanniques, françaises et belges. La chaussée de Bailleul à Ypres est renforcée pour permettre le passage des véhicules militaires. Une nouvelle voie ferrée est créée. Elle passe derrière le cimetière, se dirige vers le Rosendaël ou se trouve un grand dépôt de fourrages, longe la route d’Ypres et pénètre en Belgique. Trois champs d’aviation britannique avec hangars pour avions de chasse, d’observation et de bombardement sont créés sur la prairie à l’est du cimetière, dans le secteur de l’Hanedries et au nord de la maison de santé. Un camp d’instruction de 140 ha est installé en juillet 1916 dans les prairies du Nouveau Monde et du Mont de Lille, tandis qu’à Méteren, s’ouvre en novembre 1916 une école divisionnaire pour l’instruction des jeunes officiers.

Les habitants de Bailleul apprennent à cohabiter avec les Britanniques. Devant l’intérêt général, les intérêts particuliers s’effacent. Les récoltes sont un temps menacées par les chasses privées d’officiers et les manœuvres de troupes mais le haut commandement britannique met un terme à ces pratiques, importance du ravitaillement oblige. Des fermes et des granges où sont cantonnées des soldats brûlent par accident. Un organisme (Le Claims Commission) est chargé de dédommager les sinistrés sans toutefois montrer d’empressement à le faire. Par contre, à l’époque des moissons, l’Etat Major met à la disposition des cultivateurs des soldats et des chevaux. Le séjour des troupes est toutefois une aubaine pour le commerce locale et les finances de la cité. Lorsqu’en juillet, en novembre 1915 et en octobre 1916, le gouvernement fait appel à l’or et lance les emprunts de la victoire et de la défense nationale, la succursale de la banque de France de Bailleul reçoit plus d’un million de francs et les habitants souscrivent pour 1.300.000 francs et 12 millions.

La population se mobilise de son côté pour continuer à vivre malgré la proximité des combats. L’enseignement se fait dans des annexes du collège, au domicile de particuliers (chez Eugène Houvenaghel place Plichon, chez Charles Deberdt, dans les dépendances de la propriété de Henri Van den Walle). 130 garçons reçoivent ainsi une instruction de M. Julien Decock et de plusieurs jeunes filles de la ville. Une garderie est également ouverte rue des Capucins pour les enfants de 3 à 6 ans. Mais malgré ces efforts, la plupart des enfants se trouvent livrés à eux-mêmes dans les rues apportant de menus services aux officiers anglais ou malheureusement commettant des petits larcins. Les femmes et les jeunes filles, quant à elles, travaillent dans les filatures ou elles confectionnent des sacs de terre pour les tranchées et plus tard des masques pour se protéger des gaz. Enfin, les terrassiers civils sont réquisitionnés par le génie anglais et sont transportés en Belgique pour creuser des souterrains et construire des casemates.

Au fil des jours, les habitants de Bailleul doivent apprendre à survivre. Les informations arrivent au compte goutte laissant la place aux rumeurs. Il faut attendre mars 1916 pour pouvoir prendre connaissance des communiqués officiels de l’armée française et avril 1917 ceux de l’Etat Major anglais. Le ravitaillement devient de plus en plus difficile. Le prix des denrées alimentaires augmente. Dès 1915, le charbon fait défaut. Le kiosque en bois de la Grand’Place est fait les frais. Le commerce de pommes de terre et de blé reste libre mais l’exportation est interdite en dehors du département. Le prix du blé est fixé, l’abattage des animaux réglementé. L’armée française réquisitionne toutes peaux de l’espèce bovine sacrifié à l’abattoir. Un centre de réception des cuirs est établi à Bailleul pour toute la région de la Lys. Il fonctionnera du 1er janvier 1916 au mois d’avril 1918. De nouvelles restrictions seront prises en 1917. Déjà en décembre 1916, la répartition du sucre est fixée à 750 grs par personnes et par mois. Des cartes de ravitaillement pour le sucre et le charbon font leur apparition. Le tabac manque. A partir du 1er février, les pâtisseries sont fermées les mercredi et jeudi ; à partir d’avril, les boucheries les jeudi et vendredi, les abattoirs du mardi soir au vendredi matin. La consommation de viande est interdite dès 18H sauf le dimanche dans les cabarets et restaurants de la ville. Le ravitaillement en eau devient également difficile alors que les soldats britanniques en font une consommation exagérée notamment pour leur toilette. Début 1918, les autorités militaires britanniques réquisitionnent toutes les céréales ne laissant aux agriculteurs qu’un stock de graine pour les semailles suivantes.

Bailleul vit également au jour le jour avec le son des canonnades sur les fronts d’Ypres et d’Armentières. Elle n’échappe pas non plus aux bombardements (plus de 50 entre 1915 et 1918). Dès janvier 1915, Bailleul est bombardée par les airs. Dans la nuit du 12 au 13 avril 1915, un Zeppelin survole la ville lâchant une vingtaine de bombes et provoquant la panique chez les habitants. Ordre est donné d’éteindre pour 9H du soir toutes les lumières. En août, une grosse Bertha, basée à Santes, tire des obus sur Bailleul, mais également Hazebrouck et Merville.

Une autre menace plane sur la cité : les gaz. Utilisés à Ypres en avril 1915 et portés par un vent nord-est, ils sont ressentis jusqu’aux parties basses de Bailleul. Ils seront de nouveau utilisés en décembre. L’autorité militaire donne la consigne de gagner les étages supérieurs des habitations en cas d’attaque et en juin 1916, la ville se constitue un stock de cagoules préservatrices anti-gaz.

La destruction

Au printemps 1918, après quatre mois d’accalmie, la Flandre va de nouveau connaître les affres de la guerre. L’état-major allemand, après s’être débarrassé des Russes, sait qu’il doit reprendre l’initiative sur le front occident avant l’arrivée des Américains pour gagner la guerre. De grandes offensives sont lancées en mars en Flandre, en Artois, dans la Somme et en Champagne.

Les premiers obus tombent sur Bailleul le 12, puis le 15 et le 19 mars. Mais le déluge meurtrier débute le 23 mars. Le vieux beffroi de 1686 est foudroyé, l’église Saint Waast touchée. Le lendemain, l’autorité militaire prépare l’évacuation des habitants. Les trains cessent de circuler. Le maire Albert Cortyl décide d’installer à Flêtre les bureaux provisoires de la mairie. Le 25 mars, on évacue les registres du cadastre et de l’état civil sous les bombes en obtenant des Britanniques d’autres camions pour évacuer les archives de la ville. Cette évacuation ne pourra avoir lieu et le 26 mars plusieurs siècles d’histoire de Bailleul disparaissent dans un énième bombardement de l’hôtel de ville. L’exode jette sur les routes d’Outtersteene, Méteren et Saint Jans Cappel, une population qui cherchera refuge à Steenwoorde, Hazebrouck et Cassel. Le 8 avril, enfin, l’Asile est évacué et ses patients répartis dans divers hôpitaux de France.

L’offensive « Georgette » peut commencée. Entre Ypres et La Bassée sont concentrées les 27 divisions du Kronprinz Ruppercht de Bavière. Au nord de la Lys, Sixt Von Arnim commande la IVe armée. Au sud, la VIe sous les ordres de Von Quast, déclenche la première vague d’assaut. La 2e division portugaise et le 15e corps britannique reculent. Le 11 avril, Merville, Neuf Berquin, Doulieu, Nieppe, Steenwerck et Armentières tombent aux mains de l’ennemi qui est également aux portes de la forêt de Nieppe et à deux kilomètres de Bailleul. Cette dernière est défendue par les 25e et 33e divisions britanniques et les 110e et 112e brigades d’artillerie. La poussée allemande est forte et l’objectif de scinder en deux les troupes anglaises et d’atteindre la côte semble se réaliser. Le Kaiser est présent et assiste à la poussée de ses 340.000 hommes. Von Arnim attaque les Monts de Flandre par l’est et le nord-est. Au sud-ouest, Vieux Berquin et Merris tombent aux mains allemandes. A l’est Neuve Eglise subit le même sort. Le 12 avril un assaut violent permet la prise de l’Asile. L’attaque se porte sur la ville. Tout le centre a été copieusement bombardé. Il ne reste qu’une cinquantaine d’habitants. De vains combats de rue se ont lieu et finalement Bailleul est prise dans la nuit du 14 au 15 avril.

Désormais, il faut tenir les Monts des Flandre en attendant l’arrivée de divisions françaises en renfort promis par Foch. Dès le 13 avril, Steenvoorde est protégée par le 2e corps de cavalerie Robillot. La 2e armée britannique du général Plumer est renforcée par dix divisions sous le commandement du général Mitry. Le 16, les Allemands tentent une sortie de Bailleul mais un tir de concentration du haut des Monts réduit leurs régiments. Les obus incendiaires pleuvent sur Bailleul. Sur le front de Neuve Eglise les 34e, 49e et 29e divisions britanniques contiennent les assaut allemands. Le 17 avril, l’ennemi attaque le Mont Kemmel et subit de lourdes pertes. Fin avril, la bataille des Monts est close. Les allemands ont perdu 49 divisions et un tiers de ses forces combattantes. Du haut du Mont des Cats et du Mont Kokereele les batteries françaises qui ont pris le relais des Britanniques ne cessent de bombarder Bailleul réduite jour après jour en champ de ruines2.

Le moment de passer à l’offensive est arrivé. Le 19 juillet, les Ecossais reconquièrent Méteren et Vieux Berquin. Le 30, les Australiens de la 1re division s’emparent de Merris. Outtersteene est repris le 18 août, Merville, le 19 ; Neuf Berquin le 24. Enfin, le 31 juillet, le drapeau français flotte à nouveau sur Bailleul. Le 1er août c’est au tour de La Crèche, Steenwerck et Doulieu, le 2 Neuve Eglise, le 3 Estaires, le 4 Nieppe.

Le paysage de Bailleul est apocalyptique. La ville est à 98% détruite. Plus de 500 enfants de la cité sont tombés au champ de bataille et plus de cinquante civils sont morts. Les services municipaux qui avaient quitté précipitamment Bailleul le 28 mars 1918, errèrent de Flêtre à Hardifort (juillet), puis à Roscoff (Finistère – août) pour enfin revenir à Cassel (octobre). Ils ne reviendront définitivement à Bailleul qu’à la fin de l’année 1919.

 

Bibliographie
– Lucien Détrez, L’agonie de Bailleul, 1923.
– Bailleul, ville reconstruite 1919-1934, Itinéraires du patrimoine, 1999.
– Yves Buffetaut, Atlas de la Première Guerre Mondiale, Autrement, 2005.

Un site à visiter
La Bataille de la Lys

1. Il ne connaîtra pas la fin de la guerre. Il décède début août 1917. Il est remplacé par Achille Dewynter.
2. Plus de 100.000 obus ont été tirés sur Bailleul entre avril et août 1918.

Consulté 13 810 fois, modifié le 20 mars 2016 - Imprimer cet article

 

10 commentaires sur “Bailleul dans la Grande Guerre (1914-1918)”

  • Luc VERWAERDE,  le 9 décembre 2011

    Je cherche des renseignements sur la tannerie Verwaerde à Vieux Berquin , qui , après,des travaux de modernisation récents, aurait été détruite le jour de l’attaque allemande de mars 1918.

  • Mohammed BELHOUARI,  le 22 mars 2013

    Je me demande pourquoi est occultée la participation des combattants africains qui se sont portés volontaires pour défendre la France, dès l’annonce de la guerre en 1914, et sont morts pour la France à Bailleul, notamment le 2ième régiment des tirailleurs algériens ?

  • dominique wallyn,  le 26 janvier 2015

    Merci pour ce bel article …Connaissez vous la date et le lieu du décès d’Achille DEWYNTER qui a succédé comme Maire à Mr Frédéric MOENECLAY entre 1917 et 1919 ? Il fait partie de ma généalogie d’où mon intérêt pour lui ..Mes recherches sur Bailleul via la Mairie ne m’ont pas permis de le trouver…Merci d’avance pour votre aide …D.Wallyn

    • Hugues Dewynter,  le 31 janvier 2015

      Bonsoir Monsieur :
      Achille E. E. DEWYNTER est décédé le samedi 10 février 1923, à l’âge de 76 ans, à Malo les Bains (59240).
      Il est inhumé le 14 février 1923 à Bailleul (59270) – tombe des Dewynter-Boyaval.

  • Myriam BRUZAC,  le 19 novembre 2015

    Bonjour,
    un article qui peut vous intéresser sur l’exode des Flandres et les civils évacués en avril 1918. Il s’agit du témoignage de M. et Mme Lotthé dont l’original peut être consulté sur le le site de BDIC.

    http://memoiredhistoires.com/2015/09/26/recit-dun-exode-des-flandres-avril-1918/

    • Westhoekpedia,  le 19 novembre 2015

      Merci beaucoup pour cette information.

      • Myriam BRUZAC,  le 19 novembre 2015

        Le récit de l’exode est à la BDIC, les listes de civils évacués que j’ai transcrites aux Archives municipales de Lille.

  • Ducrocq Philippe,  le 27 juin 2016

    bonjour et merci pour cet article
    le Cercle d’histoire et d’archéologie de Bailleul, Monts de Flandre a édité en 2015 un ouvrage intitulé “Bailleul, 1914-1918, ville de garnison britannique”. Cet ouvrage a été publié en français et en anglais, 21*29,7; de 230 pages, il relate les faits qui se sont déroulés à Bailleul et dans la proche région depuis le 1er janvier 1914 jusqu’à la reprise de la ville par les alliés le 31 août 1918. notre site : http://cercle-histoire-bailleul.com/

  • François Poncelet,  le 5 mars 2017

    Monsieur,
    Je recherche des informations (nom, prénom, date et lieu de naissance) concernant soeur Sainte Martine, décédée le dimanche 3 février 1918 à la Maison de santé de Bailleul et inhumée le mercredi 6 février 1918 dans l’enclos destiné à la sépulture des sœurs du cimetière de la ville de Bailleul.
    À quelle congrégation appartenait les sœurs affectées à la maison de santé de Bailleul en 1917-1918 ?
    Auprès de qui ou de quel organisme puis-je me renseigner ?
    Salutations
    François Poncelet
    Lambersart

    • Westhoekpedia,  le 5 mars 2017

      Bonjour François,
      Nous vous invitons à lire le chapitre “Une ville dans la ville : La Maison de Santé de Bailleul” publié dans Bailleul, ville de garnison britannique publié par le Cercle d’Histoire de Bailleul.
      Vous pouvez également consulter l’ouvrage de Jean Le Drogou sur l’histoire de La Maison de Santé (de l’Asile à l’EPSM des Flandres).
      Pendant la Grande Guerre, le personnel soignant, essentiellement féminin, appartenait à la Congrégation des filles de l’Enfant Jésus. M. Simonet était le directeur.

      Bien cordialement,
      Westhoekpedia.

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