Imprimeries et ateliers typographiques de Dunkerque (1674-1750)

Rubrique : Articles, Livres - Etiquettes : , , ,

NOUVEAU. Westhoekpedia s’enrichit de textes numérisés relatifs à l’histoire de la Flandre française. Nous commencerons par une étude d’Alexandre Lesmaries sur l’histoire de l’imprimerie à Dunkerque au XVIIe et XVIIIe siècle.
Cette publication est aussi l’occasion de dresser une bibliographie sommaire sur le sujet. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et de vos ajouts dans les commentaires.
Lire la suite…

Michel De Swaen (1654-1707) – Première partie.

Rubrique : Articles - Etiquettes : , , ,

En 2007, année du tricentenaire de sa mort, le poète et dramaturge dunkerquois Michel De Swaen faisait, bien malgré lui, la une des médias et des affaires judiciaires. Un individu, se réclamant d’un obscur mouvement flamand, menaçait violemment le principal du collège Michel De Swaen (Petite Synthe), lui reprochant de changer le nom du collège Michel De Swaen en collège Lucie Aubrac et par cette décision de s’attaquer à la culture flamande. L’affaire s’est réglée devant les tribunaux, l’individu a été condamné et le nom du collège finalement changé1.
Si l’on peut fortement regretter que l’extrême droite se soit accaparée à cette occasion le nom de Michel De Swaen pour en faire l’étendard de ses revendications politiques1bis, il est tout aussi regrettable que sa vie et son œuvre soient si peu connues du grand public.
C’est donc, avec modestie, que nous souhaitons par cet article apporter notre contribution à une meilleure connaissance de l’un des plus grands hommes de lettres que notre contrée ait vu naitre.
Lire la suite…

Les incursions normandes en Flandre

Rubrique : Articles - Etiquettes : ,

Au cours du 9e siècle, l’Europe connut ses dernières invasions. Des guerriers venant du Nord (Scandinavie, Danemark) ont débarqué sur les côtes d’Angleterre, d’Irlande, de France, de Russie et en Méditerranée. Si la tradition et le cinéma ont dépeint les Vikings comme des brutes sanguinaires et sans scrupules, les historiens ont essayé de donner une vision plus nuancée du phénomène. Leur sinistre réputation aurait été avant tout entretenue par « les récits exagérés de clercs épouvantés, nourris de préjugés envers ces païens qui de surcroît avaient la funeste habitude de s’attaquer aux lieux saints » (J. Haywood). Certes on ne peut nier le caractère violent des raids normands, mais cette violence survient alors que l’Europe jouissait d’une paix inconnue depuis la chute de l’empire romain et à part aux frontières de l’Empire les fortifications étaient rares. La Flandre ou ce qui allait devenir la Flandre n’a pas échappé aux incursions normandes. Son littoral, qui n’était à cette époque qu’un large estuaire et qu’on devine pauvre, n’a pas été le but premier des attaques vikings. Mais il a permis via ses fleuves (l’Aa, l’Yser et l’Escaut) l’accès aux riches abbayes et aux villes épiscopales. Le réseau des routes antiques a également offert d’énormes possibilités dont les envahisseurs ont su profiter pour parcourir notre région.
Lire la suite…

Les symboles dits runiques en Flandre

Rubrique : Articles - Etiquettes : , ,

Des inscriptions runiques ?
En décembre 1941, Joseph Dezitter(1) publiait dans la revue régionaliste Le Lion de Flandre(2) un article intitulé « Les signes symboliques »(3) .  » On remarque, dit l’auteur, dans les maisons rustiques des pignons ornés d’imbrications. Ces dessins de formes géométriques se détachent en briques jaunes sur fond rouge ou inversement en briques rouges sur fond jaune. Les motifs employés sont identiques dans des localités différentes et leur image persiste depuis des siècles sans aucun changement. On retrouve leur emploi jusqu’au milieu du 19e siècle. Ils sont souvent disposés de façon symétrique comme s’il s’agissait d’un simple décor, mais ils sont aussi placés de façon irrégulière sans égard pour la symétrie « .
Lire la suite…

La presse de la Flandre française

Rubrique : Articles - Etiquettes : ,

Des recherches aux Archives départementales nous ont permis de réunir quelques informations sur la presse de la Flandre française et ce, sur la période de 1797 à l’Entre deux guerres.
Il manque encore aujourd’hui une synthèse et une étude du rôle politique et culturel de cette presse.
Dans l’attente de la rédaction de cette synthèse, nous vous invitons à prendre connaissance de nos recherches.
Lire la suite…

L’Union Faulconnier (1895-1935)

Rubrique : Articles - Etiquettes : , ,

Cette société savante a été fondée en avril 1895 par Emile Mancel. Elle faisait suite à un comité qui, l’année précédente et sous l’impulsion du maire Alfred Dumont, avait organisé les commémorations du tricentenaire de la bataille du Texel.

Elle prit le nom d’Union Faulconnier en souvenir du Grand Bailli et premier historien de Dunkerque Pierre Faulconnier.
Lire la suite…

Ignace Plichon (1814-1888)

Rubrique : Articles - Etiquettes : , ,

Le saint-simonien
Ignace Plichon est né à Bailleul en 1814. Son père était un fabricant de savon. Après des études secondaires au collège des jésuites de Saint Acheul, il suivit des études à la faculté de droit de Paris. C’est dans cette ville qu’il se passionna pour les idées saint-simonistes, devenant un fidèle adepte du panthéisme enfantinien sans toutefois verser dans le mysticisme. Le père Enfantin l’appelait son « cher manchot » (Ignace Plichon avait en effet perdu un bras à la suite d’un accident de chasse.) Revenu à Bailleul à la fin de ses études, il convertit son frère aîné qui à son tour fit tous ses efforts pour répandre autour de lui la nouvelle religion, au scandale du clergé de Bailleul.
Lire la suite…

Bailleul dans la Grande Guerre (1914-1918)

A la veille du premier conflit mondial, Bailleul est une paisible cité de 13.000 habitants entourée d’houblonnières et de grasses prairies. Les vieilles familles terriennes de la région y demeurent en son centre. L’industrie drapière et de dentelles occupe une grande partie de la population ouvrière vivant dans des courées insalubres à la périphérie de la ville.

Quatre ans plus tard, au sortir de la guerre, la ville aura été détruite à 98% et sa population réduite à 6.000 âmes.
Lire la suite…

Histoire des Juifs en Flandre française

Rubrique : Articles - Etiquettes : ,

Nous ne savons peu de choses sur la présence des Juifs dans le Westhoek avant la Révolution. Georges Callois indique que « quelques familles israélites vinrent se fixer à Dunkerque sous le règne de Louis XV » sans citer de sources. les comptes de la ville de Dunkerque révèlent la présence de jeunes juifs qui se convertissent en 1734 et 1739 et d’un juif de Londres empruntant une somme à l’un de ses coreligionnaires, marchand à Dunkerque. On peut penser que des Juifs, principalement des colporteurs originaires majoritairement d’Alsace et de Lorraine, circulaient à travers le plat pays sans toutefois s’y fixer. Un mémoire rédigé en 1782 à Saint Omer fait état d’un juif venant de Metz et se dirigeant vers Dunkerque. Le cahier de doléances de Caestre demandait « que dorénavant soit défendu aux Juifs de courir (les campagnes) et vendre partout d’étoffes. »
Lire la suite…

François Joseph Bouchette (1735-1810)

Rubrique : Articles - Etiquettes : , ,

François Joseph naît à Winnezeele le 25 août 1735. Il est le fils aîné de Jacques Joseph Bouchette, avocat à Steenvoorde et bailli de la seigneurie de Winnezeele et de Jeanne Angélique Outters. Il eut 4 frères et sœurs dont 2 moururent en bas age.

Le père décède en juillet 1744 et peu de temps après la famille Bouchette s’installe à Bergues. François Joseph y fit ses études au collège de Cupere dirigé par les jésuites puis à Douai en 1757 où il étudia le droit. En avril 1760, il prêta le serment d’avocat devant le Parlement de Douai.

Il s’installa à Bergues, siège du Magistrat et de la Châtellenie, et s’assura une clientèle tant au civil qu’à l’ecclésiastique. Sa notoriété et ses capacités en droit lui permirent d’être nommé échevin de la seigneurie de Moerlandt en janvier 1767.
Lire la suite…

Toponymie de la Flandre française

Rubrique : Articles - Etiquettes :

La toponymie est la science qui étudie les noms de lieux (toponymes). Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, mais aussi leurs transformations au fil des siècles.

« Grâce à la toponymie, c’est toute une partie de l’histoire qui ressuscite, c’est un personnage qui sort des ombres, un élément du paysage qui reprend sa place d’autrefois. » (D. Poulet, noms de lieux du Nord Pas de Calais, éditions Bonneton, 1997).

Etudier la toponymie de la Flandre française, c’est découvrir comment et à quel moment des hommes se sont appropriés leurs espaces en les nommant. C’est parcourir géographiquement notre contrée tout en remontant le temps à la rencontre de nos ancêtres.
Lire la suite…

Une Histoire de Fort Mardyck

Rubrique : Articles - Etiquettes : ,

Le fort espagnol (1622-1673)

Le nom de cette commune du littoral flamand vient d’un fort construit au XVIIe s. sur le territoire de Mardyck.

En 1622, à la demande des Espagnols, l’ingénieur dunkerquois Jean Gamel construit un fort d’une dimension de 900 sur 700 mètres. Il abritait en son sein des bâtiments militaires et des habitations destinées à l’état-major dont une église. Un fortin en bois, construit en pleine mer, était relié à ce fort.
Cet ensemble avait pour mission de protéger le littoral et notamment le canal de la Fosse de Mardyck, bras de mer passant à coté du fort qui permettait le mouillage de plusieurs navires, même à marée basse. 3 à 4.000 hommes composaient la garnison.
Lire la suite…