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Toponymie de la Flandre française

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La toponymie est la science qui étudie les noms de lieux (toponymes). Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, mais aussi leurs transformations au fil des siècles.

« Grâce à la toponymie, c’est toute une partie de l’histoire qui ressuscite, c’est un personnage qui sort des ombres, un élément du paysage qui reprend sa place d’autrefois. » (D. Poulet, noms de lieux du Nord Pas de Calais, éditions Bonneton, 1997).

Etudier la toponymie de la Flandre française, c’est découvrir comment et à quel moment des hommes se sont appropriés leurs espaces en les nommant. C’est parcourir géographiquement notre contrée tout en remontant le temps à la rencontre de nos ancêtres.

Une toponymie d’origine franque

Il ne reste aucune trace dans la toponymie d’appellation préceltique ou celtique.
Les noms d’origine latine sont certes plus faciles à identifier, mais ils sont peu nombreux. Cassel, création romaine, doit son nom au Castellum Menapiorum. Caëstre, de Castra, désigne un camp militaire.
Ce sont les toponymes germaniques qui sont les plus nombreux en Flandre française. Dès le IVe siècle, des Barbares avaient été installés en Gaule du nord. Vers 406, les Francs envahissent notre contrée. Cette présence germanique se révèle dans des toponymes formés par des noms communs descriptifs, des noms de personnes et des suffixes.

Les suffixes indiquant un habitat, un domaine ou une possession.

-HEM et -HAM signifient maison, foyer et par extension village, tandis que -ZEELE est la maison, le domaine du chef, du seigneur.
-HOVE, dont l’origine vient d’Hofstee (ferme), est l’équivalent de -COURT en langue romane. Il désigne un enclos entouré de haies, tout comme SCHOOTE qui est un enclos palissadé, fortifié.
-BERQ (entrepôt), -SCURE / -SCHEURE (grange) et -VELD (champ) se référent également au domaine agricole tandis que le préfixe STRAAT renvoie à une occupation le long des voies de communication.
Le suffixe patronyme -INGA signifie la filiation, la sujétion ou la possession. Ainsi BLAR-ING-HEM est la demeure d’un chef qui s’appelait Blara ou Blaro. Ce -ING peut devenir -INC et parfois seul le G subsiste comme dans TERDEGHEM.
Enfin les suffixes -KERKE et -CAPPEL témoignent de l’évangélisation de la Flandre.

Le milieu naturel

Les suffixes -BEKE (ruisseau), -BERG (mont), -BROEK (marais), -HOUT (bois), VOORDE (gué) et -LAER (pâture), ainsi que les préfixes ou mots LOO (marais devenu pâturage, entouré d’arbres), LYND (tilleul), NIEP (orme), EECKE (chêne), ABEELE (peuplier), MILLE (pâture) et STEEN (pierre) se référent au milieu naturel.

Les créations récentes

Les Moëres n’existe que depuis le 17e siècle quand l’ingénieur Coeberger eut asséché le marais. Malo les Bains (séparée de Rosendaël en 1891) et Bray Dunes (séparée de Ghyvelde en 1883) sont deux stations balnéaires fondées par deux armateurs dunkerquois (Gaspard Malo et Alfonse Bray) à la fin du 19e siècle. Saint Pol sur Mer, quartier de Petite Synthe, devient une commune en 1877. Enfin, Nieurlet nait par démembrement de la commune de Lederzeele en 1928.

Documentation

Répertoire toponymique de la Flandre françaiseRépertoire toponymique de la Flandre française
Auteur : Westhoekpedia
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Toponymie de la Flandre françaiseToponymie de la Flandre française
Auteur : Maurits Gysseling
Taille du fichier : 30.48 kB | Format epub | Téléchargé 1541 fois.

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Consulté 12616 fois, modifié le 20 mars 2016 - Imprimer cet article
 

11 commentaires sur “Toponymie de la Flandre française”

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