Portrait de Gaspard Malo par Henry Shelley

Portrait de Gaspard Malo (1804-1884) peint par Henry Shelley (1834-1920), conservé au Musée des Beaux Arts de Dunkerque.

Portrait de Gaspard Malo (1804-1884) peint par Henry Shelley (1834-1920), conservé au Musée des Beaux Arts de Dunkerque.

Ce manoir a été bâti en brique de sable sans doute dans la deuxième moitié du XVIe siècle sur une ancienne motte castrale arasée et entourée de fossés larges. On y accède par une passerelle situé côté sud. Cette demeure doit son nom à la série de médaillons incrustés dans sa façade contenant chacun un buste sculpté en pierre représentant Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne et le Soleil. Deux autres médaillons situés plus bas au niveau du rez-de-chaussée représente un homme et une femme, sans doute le couple de propriétaires qui auraient commandé ces bustes. On trouve également en haut à l’ouest de la façade un ancien cadran solaire.
L’architecture de cette demeure est caractéristique de la Renaissance flamande. Sa façade principale est ornée d’une large fenêtre à double meneaux. Le linteau en forme de anse de panier est surmonté d’une frise en pierre calcaire. Le pignon ouest de la demeure est en pas de moineaux. A celui situé à l’est est accolée une habitation datant probablement du XVIIIe siècle.
Situé sur une propriété agricole, ce remarquable manoir, visible du chemin de randonnée qui longue la propriété, n’est pas accessible au public. L’ensemble est inscrit aux monuments historiques depuis le 13 août 1980.

Construit en 1824 pour Amable Dufresne (1801-1875), vice-président du tribunal de Première Instance de Lille sous le second Empire, ce manoir resta la propriété de la famille Dufresne jusqu’à la mort de sa fille, Noémie, en 1909, puis passera un temps aux mains de Michel Cleenewerck de Crayencour (fils de Noémie et père de la romancière Marguerite Yourcenar qui y passa ses premières années). La demeure est vendue en 1913.
Pendant la première Guerre mondiale, le château abrite un temps une partie de l’état-major anglais, mais subit de terribles bombardements lors des batailles du Mont Kemmel en 1917. Il est complètement détruit et ne sera pas reconstruit. Le domaine est racheté au début des années 1930 par un riche industriel armentiérois (Henri Dansette). Il y fait construire un manoir de style néo-normand à la place des anciennes écuries du château.


Gravure de Isidore Laurent Deroy (1797-1886) – Bibliothèque Nationale de France, Cabinet des Estampes.

L’église Saint-Firmin a été fortement détruite par les bombardements allemands d’avril 1918 lors la bataille de la Lys1. Sa restauration, commencée en 1927, ne fut terminée qu’en septembre 1934. Une église provisoire – au départ destinée aux pays missionnaires – fut installée dans le jardin du presbytère en 1921. Auparavant, l’école libre des garçons servit de chapelle pour la célébration du culte. L’église Saint-Firmin ne fut réouverte aux fidèles qu’en 1972 !
D’autres photos sur la platerforme ouverte du patrimoine POP.
Notes :
1. Lors de l’offensive Georgette (9-29 avril 1918), les troupes allemandes pénètrent en Flandre, prennent Armentières, Bailleul, Merville. Elles progressent vers Hazebrouck par l’Est et le Sud. les troupes anglaises et australiennes, un temps désorganisées, résistent à l’offensive devant la forêt de Nieppe.

Ce plan de la ville de Gravelines a été dressé pour la Civitates Orbis Terrarum un recueil en six volumes des plans des principales villes européennes. Georg Braun, un chanoine de Cologne, a écrit les textes accompagnant les plans et les vues dessinés par Frans Hogenberg, un peintre flamand réfugié également à Cologne. Ce plan se trouve dans le deuxième volume accompagné des plans de Dunkerque et de Bourbourg.

Le Mont des Récollets, d’une hauteur de 160 mètres, situé juste à proximité du Mont Cassel a connu plusieurs carrières de sable entre le milieu du XIXe siècle et le début du XXe siècle. Leur histoire est malheureusement peu connue. On en dénombrerait au moins quatre exploitées durant cette période. La plus grande sablière (photo principale) a appartenu à M. Charles Grondel (1820-1891) un Casselois qui dirigeait également une briqueterie située au pied du Mont. Son exploitation abandonnée pendant la Grande Guerre, ne fut pas reprise après les hostilités. M. Masson, propriétaire du Mont des Récollets depuis la fin du XIXe siècle, fit ouvrir une nouvelle sablière à l’ouest et au pied de la colline, dans l’angle que forment les routes de Lille et de Steenvoorde. Le sable extrait servait principalement à la construction de briques et de routes. Aujourd’hui, la nature a repris ses droits masquant les anciennes carrières. Le site est devenu un espace naturel sensible, classé site remarquable géologique.

Ce château, ou demeure de plaisance, a été construit dans la première moitié du XVIIIe sciècle par Louis Maurice Arnaud-Jeanty, un riche négociant entrepreneur des travaux du roi à Dunkerque qui avait acquis en août 1718 la seigneurie du Wez.

Henry Cochin, homme de lettres, maire de Saint-Pierre-Brouck (1889-1919), député de la 2e circonscription du Nord (1893-1914), marié à Thérèse Arnaud-Jeanty, sera l’un des derniers propriétaires du château.
Durant la Première Guerre mondiale, le château accueillera un temps le comte de Broqueville, ministre belge de la Guerre en exil (1914-1916). Puis un camp de munitions anglais s’installa autour de la propriété à partir du début de 1916. Le ministre belge trouva un nouveau refuge au château de Steenbourg. Un quai de déchargement fut construit à la jonction du canal de Bourbourg et de l’Aa amenant matériel et munitions d’Angleterre vers les lignes du front. Ce camp militaire sous le commandement du général Lawrence, d’une superficie de plus de 40 km2, couvrait les communes de Saint-Pierre-Brouck, Cappelle-Brouck et Holque. Des Canadiens, des Sud-Africains et des Chinois y travaillèrent durant tout le conflit. Des voies ferrées traversant les champs rejoignaient une gare de triage construite sur le tronçon Gravelines-Saint-Omer. Le château du Wez, quant à lui, abrita durant cette période des officiers en convalescence. Après guerre, il fallut attendre 1922 pour voir le démentèlement complet du camp.
Le château retrouva son calme d’antan. Heny Cochin meurt à Paris en 1923. Son fils, Claude, avait été emporté par la grippe espagnole en 1918.
Trop vétuste, menaçant de s’effondrer, le château du Wez fut rasé en 1986.
La chapelle du château construite en 1850 a été tranformée en gite d’hébergement il y a quelques années.

Sources :